Je pleures pour toi chère société!!!

Chères lectrices, chers lecteurs

Bonjour,

Cela fait longtemps n’est ce pas ?….

Il est 22h28 exactement à ma montre au moment où je commence à taper sur mon clavier. J’ai fini de rédiger certaines lettres professionnelles. Étant dans mon élan, pourquoi pas faire un petit tour sur « La Cascade d’eau »? Mon mur de « lamentation » de « dénonciation ».

Hier, dimanche après-midi, comme à l’accoutumé, j’ai visionné un de mes programmes favoris « sept à huit » sur Tf1. Au moment où j’allume ma télé, voilà que je tombe sur un reportage intitulé « LA DECISION ». Brièvement, il s’agissait d’un reportage effectué à l’intérieur de l’hôpital universitaire de Lariboisière de Paris, et notamment en service réanimation. Un sujet pas tellement gai, qui abordait la question de fin de vie, du dilemme entre sauver une vie et s’acharner. On a pu voir le désespoir et illusions des familles qui interprétaient , un signe d’un impact minimal à un grand progrès. Ambiance et atmosphère que j’ai moi même côtoyées il y a maintenant deux ans et dans le même endroit. Le médecin interviewé d’ailleurs était celui de ma mère. Un cas en particulier m’a interpellé. Il s’agissait d’un couple dont la femme est tombée dans le coma (cas banal de ce service) depuis beaucoup de mois. Le mari, le fils venaient quotidiennement pour lire des passages de la Bible. Ce que j’ai fait il y a deux ans également. Et une phrase nous a rallié ces messieurs et moi même « Heureusement qu’il y avait la foi, ça nous permet de tenir ».

Par la suite, un autre reportage, d’un cas aussi tragique, dans un autre registre. Il s’agissait cette fois ci des prostituées au Bangladesh notamment dans les bidonvilles surnommés « Bordel ». Plusieurs cas de figures ont été présentés. Entres celles qui essaient de s’en sortir tant bien que mal, en insistant sur l’instruction de leur descendance en dehors des bidonvilles. Puis celles, qui au contraire assument totalement leur métier, transmettent le « savoir faire » d’une génération à une autre. Le visionnage de ce documentaire appelait un certain recul, par exemple, on voyait à un certain moment une femme (40 ans) dans une grave difficulté financière, où les clients se raréfiaient prier Dieu pour lui venir en aide (vous me direz que c’est paradoxal, il s’agissait de prier pour aller pêcher concrètement).

Et après ces cas sociaux (dans le sens objectif du terme), qui méritent ample réflexion, je m’indignais devant tant d’engouement devant le reportage qui allait suivre. J’imagine même que TF1 a explosé son audimat hier. Sur Twitter par exemple, où je réagis  fréquemment, on avait même créé un Hashtag sur le reportage qui allait suivre:  #Nabilladans7a8, #Nabillaisback. Tels étaient les mots clés pour suivre « l’actualité » du jour, d’une « grande importance ». Eh oui, l’interview de Nabilla , un an après son incarcération suite aux violences envers son compagnon. Rien que ça !!!

Ce qui me chagrine, ce n’est pas tant une starlette qui veut faire l’intéressante de toutes les manières possibles. C’est un choix de vie. Ce qui est plus préoccupant en revanche, ce sont les fans, leur manque de lucidité.. Un internaute avait tweeté « je ne regarde sept à huit que pour Nabilla »,  » Nabilla tu me manques » « Nabilla on te soutient »…

Personnellement, durant la « succes story » de Nabilla dans les Anges, j’étais une grande fan de l’émission, une assidue dirais je. En ces temps, physiquement, elle incarnait la Bimbo (tout ce qu’il faut là où il faut) contrairement à la sobriété dont elle a fait preuve hier. Pour autant, cela ne m’a pas empêché d’opérer une nette distinction entre la télé et la réalité, la vie.Il ne faut pas oublier que ces participants sont avant tout des personnages, ils ont un script à respecter. Pour Nabilla, en particulier c’était de jouer la « fille superficielle type», très bien joué d’ailleurs. Quand on voit Nabilla du moins le rôle qu’elle jouait, il est évident de la mettre dans la case d’exemple à ne pas suivre, des valeurs auxquelles il ne faut pas se référer.  C’est le manque de discernement des fans qui inquiète. Preuve en est de la multiplication des sosies du personnage (donc ce qui attrait uniquement au physique). Ce rôle qu’elle a joué, au lieu de repousser les gens, a au contraire accentué l’admiration de beaucoup. Toute génération confondue de surcroît. Beaucoup hier, sur twitter témoignaient d’un profond respect. La question est celle de savoir, respect par rapport à quoi ? Elle a fait quoi de si remarquable et utile à la société au point qu’elle mériterait un respect. Je ne suggère pas non plus un dénigrement. Mais quelqu’un qui suscite tant de « respect » est quelqu’un qui a fait quelque chose d’admirable.

Exemple, je n’apprécie pas tellement Renaud, le personnage. Mais depuis que j’ai su qu’il a sombré dans l’alcool avant de le vaincre, cette personne là m’inspire respect.

Revenons à Nabilla. Résumons les faits, elle faisait bronzette dans les Anges , puis elle a eu des problèmes avec la justice , elle n’a pas encore été jugée, , je ne vois pas un parcours admirable. Le comportement social d’aujourd’hui est affligeant. Une interview aussi vide de teneur a attiré plus de monde que des cas qui peuvent être subis par n’importe qui. Les valeurs sociales aujourd’hui se fondent uniquement sur le Buzz qu’importe le fond.

Toutefois, je remercie quand même sept à huit d’avoir invité au moins une fois ces gens à se « cultiver ».

A bientôt

Riana Raj

Le 8 mars un jour sacré?

quelque part!!!Chères  lectrices,  chers  lecteurs

Bonjour,

Aujourd’hui je  célébrerai ces FEMMES  , les  vraies.

Celles  qui étaient  à  la limite  d’oublier  qu’aujourd’hui est  « leur  jour « . En effet,  ces dernières  sont tellement  concentrées  au quotidien  à  se battre  pour  se faire  une place  dans  cette  société, qu’un jour en plus  un jour en moins leur serait indifférent. .  Une société,  dont  2016 n’a pas apporté  sa modernité  dans  son intégralité. Une femme  qui travaille  et de surcroît  qui  dirige  interpelle  encore, même  entre femmes.

Ces  femmes  qui ont  compris que  le 8 mars  est  avant  tout  une Commémoration  d’un mouvement mais  non une manière  de se sentir  exister, de se sentir  écouter.

Eh oui !!!!Le 8 mars  n’est pas le jour  de la sortie  des poules ,  car  leur coq  leur  a laissé  un peu  de répit.

.  Ces femmes  qui n’ont  pas  oublié  que  le 8 mars  n’était  que le début  d’un long  chemin.  Ce long  chemin à  parcourir  juste  pour dire  qu’une  femme  a  le  droit  d’exister, .Une femme  a  le droit  de choisir sa propre  vie  en toute  indépendance .

Respect  à  ces femmes  qui  ont  véritablement  compris  le mot  « indépendance ». Indépendance à la société ,  à  la famille. ….  Celles qui  ont  compris  que  le libre  arbitre  est un luxe que  beaucoup de femmes  dans  ce monde ignorent.

Une petite pensée à  ces jeunes  femmes  se disant  modernes mais  qui n’ambitionnent pas plus que  d’être  une femme  au foyer à  faire  du shopping  (oups  j’ai heurté  un point  sensible ) et aucunement  libres de  ses  décisions.

Respect  à  ces femmes  qui  n’attendent  pas  le  8 mars pour  lancer  de subtiles revendications,  lesquelles  seront  passées aux oubliettes  dès  le 9. Respect à  ces femmes  qui  ont  compris que  la vrai  vie  d’une  femme  est  un éternel  8 mars.  

Respect à ces femmes qui cuisinent bien, font le ménage, repassent ….par choix et plaisir et non pas par simple mimétisme aux images que l’ont se fait d’une femme.

N’oublions pas que  le 8 mars n’est qu’une piqûre  de rappel  des DROITS  de la femme.  Mesdames,  nous  avons  le droit  de respirer,  de travailler, d’émettre nos positions,  de dire  non.

Non, Notre destinée  n’est pas  définie par notre  sexe.

A bientôt

 

 

 

On n’éteint pas un feu en mettant de l’huile dessus!!

Chères lectrices, chers lecteurs

Bonjour,

J’adore tout ce qui est film idéologique. .. par contre je trouve juste que nous tendons de plus en plus à un phénomène que l’on appellait « lavage de cerveau « . Dimanche je regardais sept à huit on ne parlait que de radicalisation, je branche bfm quotidiennement le même disque sans compter les réseaux sociaux où il ne se passe un jour où on ne parle pas de radicalisation terrorisme. …. bref ce n’est pas en mettant de l’huile qu’on risque d’éteindre un feu …. la solution se trouve à l’interne. Je n’excuserais personne mais je suis convaincue qu’il y aurait moins de problème si les clivages sociaux ne se faisaient pas autant ressentir en France. Que chaque individu se sente chez lui en France afin d’éviter à ce que le même individu aille chercher ailleurs et devienne un ennemi de la France

Voici, un commentaire que j’ai posté sur un article du « Monde.fr » paru sur Facebook. L’article faisait la promotion du téléfilm diffusé sur France 2 récemment « Ne m’abandonne pas ». Cette œuvre abordait pour la énième fois la thématique de la radicalisation des jeunes ados….

« L’expression lavage de cerveau regroupe des procédés qui auraient la faculté de reconditionner le libre arbitre » (cf: wikipédia ».  Je trouves qu’en France d’une manière subtile voire sournoise, les médias vont au delà de leur fonction initiale qui est d’informer. Ces derniers deviennent de plus en plus vecteurs de troubles qu’autre chose. Personnellement, chaque matin afin d’aller au boulot, je branches BFM (la chaîne française d’information). Et dés fois, je me poses la question de savoir si on est toujours en France ou dans un pays de l’Orient. En effet, fort heureusement qu’il y a une rubrique qui parle de « notre quotidien », le style de vie à l’occidentale où quelques astuces nous sont présentées. Je peux même aller plus loin en vénérant l’existence des différentes revendications syndicales de notre pays. Cela symbolise encore l’existence d’une vie en France.

Soyons clairs, je ne suis pas entrain d’adhérer à une forme de politique de l’autruche, soit dire que la France va bien, tout va bien, qu’il n’y a pas eu d’attentats….  qu’on reconnaisse nos propres responsabilités dans cette histoire.  Nous sommes juste entrain de soigner une plaie là sans essayer d’en éradiquer la source. En diffusant des documentaires, reportages, films …. de la sorte il y a une sorte de sensibilisation sur le sujet, tant mieux. Mais je poses la question, est ce que cela est suffisant? (déjà il y a ça diriez vous).

Est ce qu’une personne au pouvoir ou du moins ayant une influence sur la gouvernance de ce pays, s’est posée la vrai question ????

Comment est-on arrivé là?

Il ne faut pas se leurrer, des « attentats » c’est un drame. Il en a fallu des étapes avant d’en arriver là. Des actes considérés comme isolés auraient dû alerter et surtout pris en charge. Mais cela n’est qu’une manifestation d’un problème plus profond . « Les clivages sociaux ».

Les clivages sociaux. Si on en parlait. Je ne ferai pas un grand baratin, je ne revendiquerai pas vainement « liberté, égalité, fraternité ». (ça ne résoudra pas non plus les choses……. à moins d’en comprendre le sens). Il y a des choses totalement anodines que je constates au quotidien.

Avant d’obtenir mon logement actuel se trouvant ainsi en Essonne, j’avais déposé mon dossier  pour un logement se trouvant à Saint Remy les Chevreuse. Pour ceux qui connaissent un peu le coin, c’est un quartier calme, aisé…..   Bref, tout ça pour dire que vu l’éloignement de l’endroit, j’ai eu le temps d’observer des choses dans ce Rer B que j’avais pris ce jour là. Ah, ce Rer B!!!! qui je suis désolée est un exemple TANGIBLE de l’inégalité sociale.  Pour aller dans des quartiers comme Saint Remy les Chevreuse (terminus du train) vous aurez des stations du genre : Parc des Sceaux, Orsay Ville, Gif sur Yvette…., il y  a même une station qui s’appelle Lozère, qui dessert d’ailleurs une de nos grandes écoles « école polytechnique »…..

Force est de constater que nous sommes loin des stations « Courneuve, Aulnay, Sevran, Villepinte ». Du même Rer pourtant :-(. Ah ces stations dont on entend parler à la télé, pas tellement de manière positive évidemment. Les ZEP des transports en commun. Encore heureux, qu’il y a « la plaine stade de france » et le « centre des expositions » les Centres d’affaires, pour redorer le blason. Ah ces fameuses villes du 9 3!!! les quartiers chauds.

C’est comme s’il y avait une sorte de sélection naturelle qui s’opérait dans un transport public. On pourra tout me dire mais je doutes fort qu’une personne  de Saint Remy les Chevreuse puisse imaginer et s’imprégner la vie d’une personne de la Courneuve.. Il y a des exceptions bien entendu. Et des exemples comme cela existent sur d’autres lignes telle la ligne 9 du métro (pont de sèvres le quartier des riches et des français de « souche » et Robespierre quartier quelque peu cosmopolite).

Cela est entré dans les mœurs, je suis sûre que beaucoup ne se sont même pas posés la question, en prenant habituellement les transports. Certains seront même entrain de croire que cela n’est qu’une simple coïncidence. A tort ou à raison, je ne crois pas que ça soit le fruit du pur hasard.

La solution se trouve à l’interne: En effet, tant que nous trouverons que ce genre de chose est normal et logique, nous nous en sortirons jamais de ce fléau qui est la radicalisation. Malheureusement, cela a pris des proportions dramatiques ces derniers mois mais elle est là et elle restera là tant que nous ne nous posons pas les bonnes questions.

Qu’est ce que l’ennemi a de plus à offrir que la France? Quelles sont les raisons pour lesquelles une personne venait à penser un jour à s’identifier ailleurs qu’à son propre pays ?

On a l’habitude d’entendre que des gens sont partis vivre ailleurs et notamment dans les pays Nordiques et Anglo Saxons. En plus des avantages financiers et professionnels, certains ont même trouvé une sorte d’épanouissement dans un nouveau mode de vie, une nouvelle façon de penser… Prenons exemple particulièrement sur les Etats Unis. Récemment, le film « Joy » avec Jennifer Laurence est sorti en salle. L’avis des spectateurs français était assez mitigé. Pour ma part j’ai trouvé que ce film était vecteur d’espoirs. Mais tel n’est pas le débat. Les critiques du film tiraient leur source de la non acception du concept. Il était assez difficile de croire apparemment que quelqu’un ayant touché le fond puisse se relever et même faire mieux qu’auparavant.

Cette affirmation ressemblerait presque à une citation quelconque « ce qui ne te tue pas te rend plus fort »…  » Mais dans la mentalité française , applique t-on vraiment cette philosophie? La conception française n’est t-elle pas plutôt, » quitte à être moyen toute au long d’une vie, évite de tomber car tu ne pourras jamais te relever »?  D’ailleurs ce n’est pas pour rien que le concept d' »American Dreams existe ». La philosophie selon laquelle qu’importe d’où tu viens ou ce que tu as fait, crois en toi et un jour tout se paiera. Je ne vis pas aux États-Unis, mais l’image que j’ai d’eux est plutôt optimiste; la seconde chance chez eux existe réellement. Cela nous rend très curieux et nous ramène à nous projeter.

En revanche,  quand on entend quelqu’un aller vivre ailleurs, mais cette fois ci dans des pays tels que Syrie, Arabie Saoudite…. Le corps reste figé. On voit dans chacun de ces déplacements un attentat potentiel.  A aucun moment, quelqu’un va penser qu’une personne partie en Syrie pourrait chercher à améliorer sa vie ou toute autre chose comme ça. (en même temps, vu le nombre de réfugiés que nous accueillons venant de Syrie…) Le voyage de la même personne est résumé à une trahison envers la France (ce qui est évidemment « logique »). « Je n’excuserais personne » disais je plus haut. En effet, qu’importe la raison qui a poussé un individu à commettre de telles terreurs, cela est impardonnable.  En outre, comme le dit si bien un proverbe malgache

« Aleo misoroka toy izay mitsabo ». (Vaut mieux prévenir que guérir)

En effet,  malheureusement, quand une personne arrive à une absence totale de discernement , et est capable de mettre fin à ses jours pour une cause religieuse, il est déjà trop tard. Ce n’est pas à ce stade qu’on va dire à cette personne (si c’en est encore une) que « tuer ce n’est pas bien ». Il est impératif de résoudre le problème à la source: la ou les raisons qui ont poussé un individu à agir ainsi. Ne nous leurrons pas!!!, Les gens qui nous ont tué ne sont autres que nos propres compatriotes. Quel était l’élément déclencheur??? Surtout, que ce qui est glaçant est la diversité des profils des protagonistes. D’une part, on a le cas courant du jeune paumé qui se cherche, d’autre part, et plus dangereux encore on a le cas des intellectuels avec une vie assez stable (qui était d’ailleurs le cas indiqué dans ce film). Le point qui les relie est cette envie viscérale de nuire à la République, leur patrie, leur drapeau.

Il s’agit inéluctablement d’une crise identitaire. Pourquoi ces gens, tellement ils ne se sont pas retrouvés dans les valeurs françaises, ont décidé de la trahir? C’est se conforter dans la médiocrité  de prétendre que l’ennemi est plus fort c’est tout. Ils ont des moyens de communication assez agressifs, nous aussi.  Ils ont des dogmes, nous aussi, ils ont des écoles, une armée, nous aussi. Ils sont un État, nous aussi. Peut être ce que nous n’avons pas, c’est ce que nous n’avons pas d’avenir à faire miroiter à ces gens.  Je me penche plus particulièrement  vers la première catégorie « les jeunes perdus ». Récemment, j’ai vu un documentaire assez réaliste qui décrivait les procédés de « recrutement ». Globalement, comme toute secte, il s’agissait de miroiter monts et merveilles  notamment le mariage pour les jeunes femmes, la richesse et l’opulence pour les autres. Tout ce qui relève du sentiment personnel.

Mais ce qui nous intéresse, c’est plutôt le critère de la trahison envers son propre pays.  Il est impératif de connaitre

Pourquoi ces individus ne se sentent pas chez eux?

Posons nous les bonnes questions.

A bientôt

Riana

Je suis d’où je viens ?

Chères Lectrices, chers lecteurs

Bonjour,

Ainsi, Madame C.Taubira a quitté le gouvernement récemment. Je ne plongerai pas dans le débat de la légitimité ou pas de cette décision. La raison ultime serait l’opposition de la ministre à la proposition de loi par rapport à la déchéance de nationalité. Ah, le  projet qui effraie et qui rassure. Rappelons-le, cela consisterait à ôter la nationalité à une personne…..qui  aurait été à l’initiative d’un acte terroriste. On  met également en exergue le cas des binationaux et donc la suppression de la nationalité française le cas échéant.

Ce sujet est d’une grande sensibilité. Il a été  l’objet d’un grand débat voire d’un clash avec mes collègues.  Nous étions deux  protagonistes : une collègue franco sénégalaise,  et moi même franco malgache. . En y repensant, je peux même dire que nous représentons les cas typiques du pour et de l’anti. La phrase de départ qui m’a mise hors de moi était:

« Les gens de tête de mon pays viennent juste en France pour faire les études et reviennent au pays pour devenir Président de la République. Ils n’en ont rien à FOUTRE de la nationalité française ».

Inutile de préciser que si un autre vocabulaire que « foutre » aurait été utilisé j’aurais peut être pu rester de marbre. Cela dit, le principe en lui même me déplait fortement. Je ne serai pas la première ni la dernière à aborder le sujet de l’intégration dans la société du pays d’accueil. Il serait quand même nécessaire de rappeler que nous ne parlons plus de terre d’accueil dés lors que nous en sommes un national. Normalement, « chez moi » serait autant en France qu’ « au pays ». Mais la société actuelle est tellement complexe que chacun essaie de se trouver une certaine identité par ci par là. Naïve , aussi je serai de croire en l’intégration totale dans cette société française, même a minima, le rejet existe bel et bien. Bref!! Arrêtons nous un peu sur cette phrase, LA PHRASE

« n’avoir rien à foutre de la nationalité FRANCAISE ».

Ma collègue  à elle seule résume tout ce que malheureusement énormément de personnes pensent aujourd’hui. Ces personnes qui se disent « fières ». Ces personnes qui mettent sur un piédestal leur pays d’origine, ceux qui se croient plus nationalistes que d’autres, disais je dans un de mes articles  Soyons clair, je ne suis pas non plus de ceux qui ont carrément renié leurs origines, plus Khalife que le Khalife, car comme disait si bien une chanson malgache d’antan:

« tsarovy sy mba tadidio, malagasy anie ianao » ‘n’oublie jamais et remémore toi que tu es Malgache.

Je suis juste agacée par ces personnes qui crachent sur le drapeau bleu blanc rouge. Quel est le  drapeau qui vous permet de   vivre, manger, travailler, scolariser vos  enfants, voyager…. ??? Quel est ce drapeau dont tout le monde en raffole devant les consulats français, la préfecture française…. lorsqu’il s’agit d’obtenir les « papiers ».

Ah!!! Ce mot « papiers », qui sonne comme une victoire personnelle pour beaucoup. Ce qui en outre est attristant: beaucoup estiment qu’avoir les papiers suffit pour être un national d’un pays.  Rien d’étonnant qu’on ait du mal à se retrouver dans les valeurs et cultures de la République  si nous résumons la nationalité à des conséquences matérielles. N’avez vous pas songé à un certain moment que la nationalité est aussi une identité?. Que se dire que je suis français traduit aussi une adhésion à la mentalité, au style de vie…. de la France?. N’avez vous pas également songé que ce drapeau Bleu blanc rouge, a totalement le droit de vous demander des choses en retour? Cela commencerait  par vous demander tout simplement d’accepter et d’assumer  que vous êtes français avec les droits et obligations qui en découlent. Je peux même dire qu’un étranger avec une carte de séjour peut être  plus francisé qu’une personne qui se dit français. L’appartenance à  une nation. ne devrait pas être à géométrie variable.

Ma phrase de conclusion, certes sera clichée, mais je n’ai qu’un seul message. Toi le « français » qui est ici et qui n’a de yeux que pour ton pays d’origine, si tellement il est magnifique, la porte reste grande ouverte,le pays ne s’en portera pas plus mal. Après tout on ne quitte pas un pays qu’on a tellement adoré. Sachez, au final, que même « au pays » ils ne vous considèrent plus comme un des leurs. A leurs yeux nous sommes des vendus, des lèches bottes et tous les mots qu’il conviendrait d’utiliser pour désigner ceux qui ont signé avec le « pays ennemi », » le colon » comme le disent si bien nos chers compatriotes du pays…..

Loin d’être un discours fasciste ou Lepeniste , cela semble nécessaire  qu’une personne de couleur   vous le crache en pleine figure pour vous rendre compte de l’absurdité de ce genre de propos. Je ne suis pas uniquement d’où je viens, je suis aussi d’où je vis.

A bientôt

Riana